Sunday

Amour/Deluge

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Il y a autant d’Amours qu’il y a de Pluies. 

Les silencieuses les bruyantes, les lourdes les légères, les surprenantes les prévisibles, les glaciales, les chaudes…etc. et nous les recevons toutes selon leur nature et surtout selon  la nôtre:
Ainsi y en a qui se laissent tremper insouciants  téméraires ou juste inconscients, d'autres plus attentifs ne se laissent aller qu'a
la pluie doucement tiède, certains préfèrent un contact protégé par un parapluie impuissant contre les parfums pluviaux et la plupart préfèrent observer les petites lignes que la pluie trace sur leur vitres sirotant un thé bien chaud …
Il y a autant d’amour qu’il y a de pluies… et nous savons qu’il ne pleut pas indéfiniment…
Mais il y a surtout LE seul et unique, l’Amour/Déluge. Celui qui nous choisit
Celui qui nous fracasse et efface et ne laisse de nous que notre âme –prophétesse, nos animaux sauvages et des espoirs d une vie Future…
 Il faudra le mériter cet amour/déluge, écouter les sifflements de notre voix intérieure, se priver de tout pour construire une arche, se tenir loin même des plus proches,  faire la sourde oreille ( la tourner ! ) face aux moqueries de ceux qui ne voient pas que nos animaux sauvages ne demandent qu’a être apprivoisés … Il faut Se mériter  pour Le mériter.
il ne s’agit plus de se mouiller mais de nager… a bout de souffle  pour comprendre enfin… qu’il suffit de flotter.
Il semblerait que les sages auraient dit :  l’âme ne voulant pas etre enfermée dans le corps, on lui imposa d y entrer et d en sortir avec douleur … l amour serait il cette douleur ? cet effleurement d’ âmes ?  prémisse d’une cohabitation qui pourrait durer toute une vie … et pour les plus pures, des vies … puisque il n y en a qu’Une. De toute façon…

Elle me demande pourquoi n a t elle pas un petit ami. Je lui dis qu’elle est trop grande et qu ‘elle se trompe de taille.
 mais que puis je pour ceux et celles qui ne se reconnaissent pas … et qui voient partout joutes,  jeux de pouvoirs et scénarios ….

Je construis mon arche,  m’habitue a la présence de mes animaux … j’apprivoise ma peur du déluge … en le jetant sur une toile Et j attends le Verbe qui suit.


DS

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